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Il est essentiel pour l’entrepreneur de savoir faire un business plan. Le business plan est clé. Il est le bras chiffré du business model que vous avez imaginé. Nous allons donc essayer de vous guider à travers une série de questions / réponses dans la construction d’un bon business plan. 1. Pourquoi est ce que le business plan est si important ? Il doit permettre de rendre le business meilleur. En faisant un business plan, l’entrepreneur du projet doit réflechir concrètement et mettre des chiffres sur ses idées. Combien de mes produits vais je vendre la première année ? Combien va me coûter l’achat de mes matières premières ? Quelle quantité dois je acheter pour produire mon nombre espéré de commandes ? Dois je préférer la pénurie ou le stock pour ma première année ? Etc. Des dizaines de questions éludées dans la conception du projet et auxquelles il faut répondre. 2. Qui doit faire le business plan ? A qui s’adresse-t-il ? C’est l’entrepreneur / manager qui doit le faire. Personne d’autre et surtout pas une société de conseil. Encore une fois, le business plan doit faire en sorte que l’entrepreneur fixe des hypothèses, se pose mille questions, et y réponde ! Le business plan s’adresse donc en premier lieu à l’entrepreneur. Il s’adresse également à l’équipe, aux collaborateurs : il est un moyen de communiquer, de se mettre en phase. Enfin, il s’adresse aussi aux investisseurs, banquiers, conseils ; en somme, aux personnes extérieures importantes et pertinentes.
3. Quels informations doit donner un business plan ? D’abord, bien expliquer les ventes : on ne gagne pas d’argent en baissant les charges, on économise. Au lancement d’un projet, on ne peut tout faire, alors autant rester focus sur sa valeur ajoutée : Quel est le core business de la société ? Où va-t-on gagner de l’argent ? Quelles sont les hypothèses sous jacentes ? Deuxième étape : Où va-t-on ? Qu’est ce que le futur nous réserve ? Quelles vont êtres les étapes de croissance de la société ? Quels sont les investissements nécessaires ? Trois : le cash-flow. Comment tout cela va-t-il se traduire en termes de flux de trésorerie ? Croître est une excellente nouvelle mais cela entraîne des décalages en termes de trésorerie importants qui peuvent être fatals ! Plus que des torrents, méfiez vous de l’eau qui dort… 4. Comment organiser son business plan ? Il y a de multiples méthodes. Je vais vous donner la mienne. Je travaille sous Excel et par onglets : - Hypothèses : je rédige mes hypothèses. Pas de chiffres nus mais des hypothèses rédigées et liées au business plan. C’est psychologique pour moi. Ecrire ces hypothèses dans le business plan est un moyen de lier chiffres et réalité.
- CA : Comment est ce que ma société va gagner de l’argent ? 2 possibilités. Soit ma société vend plusieurs types de produits / services de façon équilibrée, alors dans ce cas, je fais un CA analytique, c’est à dire par business. Autre possibilité : j’ai un core business et des ventes annexes. Là aussi, je sépare les 2.
- Charges : je liste mes charges en fonction des postes importants de mon business : charges fixes, loyer (dans l’hôtellerie, c’est clé), communication, salaires, etc.
- Compte de Résultat : j’ai repris un modèle classique que j’ai trouvé dans le livre La création d’entreprise de Robert Papin. C’est un synthèse qui me permet de voir l’équilibre du projet (entre CA et charges). Je détermine également mon point mort.
- Compte de Résultat simplifié / Graphiques : Je simplifie par gros postes le CR précédent. Je fais également une mise en forme adaptée au style du projet et je fais quelques graphiques simples mais importants : répartition du CA par activité, Comparaison sur 3 ans du CA / Charges / RE, Ratios clés. C’est dans cet onglet que je vais chercher les informations à mettre dans ma présentation Powerpoint.
- Mensuel de la première année : je décompose mon CA et mes charges par mois sur ma première année d’exploitation. C’est important car cela permet de prendre en compte pour la première fois les flux financiers, sans oublier la saisonnalité.
- Investissements nécessaires pour les 3 premières années.
- BFR : L’onglet le plus important. Je reprends toutes les informations précédentes par mois et je fais une analyse détaillée de mes flux financiers et donc de ma trésorerie. Est ce que mes investissements vont me permettre de couvrir mes trous de trésorerie ?
Mon business plan est bien entendu dynamique et les cases modifiables (hypothèses) sont en rouge. Cela me permet ainsi de changer mes hypothèses et de tester ainsi l’équilibre et les limites de mon business. 5. Quelles sont les erreurs fréquentes ? - La précision : Les hypothèses vagues, non chiffrées, non datées ne servent à rien.
- Le bénéfice n’a rien à voir avec le cash : votre entreprise peut être bénéficiaire mais avoir des trous de trésorerie importants.
- Ne prenez pas vos rêves pour des réalités : rédigez un business plan avec des hypothèses “normales”. Ensuite, un autre avec des hypothèses pessimistes. C’est celui là qui doit être votre référence.
- Un business plan vit : Ne le mettez pas au placard une fois la société lancée. Au contraire, faites le évoluer avec votre entreprise.
- Un business plan doit être lisible par tous : utilisez Excel et ses onglets. Pas de déroulements infinis avec des chiffres à la 300ème ligne. Mettez en valeur (donc en haut et surligné) les chiffres clés.
6. Comment choisir ses hypothèses lorsqu’on créé ? Soyez intelligents. Essayez de trouver des business comparables et trouvez leurs ratios, leurs taux de conversion, etc. Etudiez le marché, la concurrence, les business model similaires. Bref, essayez d’obtenir un maximum d’informations. Et ensuite, confirmez vos hypothèses en vendant. 7. Comment sait on qu’on a fini ? Un business plan n’est jamais fini. Cependant, lorsque vous pensez intimement savoir ce qui va se passer pour votre première année d’exploitation, c’est qu’il est plus que temps de vous y mettre ! |